Critique : « La Tour Sombre » (T1 à 7), de Stephen King

Une critique de l’œuvre majeure du vieux maître en ce troisième millénaire peut sembler un peu dépassée, et pourtant ce n’est sans doute pas un hasard si  Marvel a lancé depuis peu une série de comics sur la jeunesse du héros de cette saga monumentale, j’ai nommé Roland Deschain, le Pistolero. Quand j’entends parler de cette histoire, dans les années 90, King était déjà un ancêtre au pays de l’horreur. ShinningCujoÇa et autres Fléau(x), bien que nous ayant marqués à jamais, dataient terriblement et les multiples adaptations montraient qu’il avait tendance à se répéter, voir carrément à péricliter. Puis, les années passant, en 2009,  attiré par les Comics books, je tombais enfin dans cet univers envoûtant.

Le jeune Roland vivant un beau drame romantique et horrifique sur fond de western teinté de chevalerie dans un monde post-apocalyptique en totale déliquescence, admirablement dessiné sur des planches ne se privant pas de l’espace d’une double page. Roland et son Ka-tet (son cercle d’amis fidèles) inexorablement entraînés par la chute de leur royaume de Gilead. Jeunes pistoleros (chevaliers experts aux combats), nobles et forgés par un enseignement rigoureux, usant d’un langage au charme désuet et raffiné qui évoque sir Galaad ou Lancelot du Lac. Chevauchant, colts aux mains dans un Far West décalé, peuplé de personnages étranges, malfaisants ou sublimes comme la belle Suzanne Delgado ou Sheemie, simple d’esprit doté du Shinning (tiens tiens). Où l’on croise des sorciers pervers, des machines tordues et des boules de cristal maudites. Où nos héros doivent affronter les armées du Roi Cramoisi, comme dans les plus grandes fresques d’Heroic Fantasy.
Il ne m’en fallait pas plus, attisé par ces albums magnifiques, je jetais mon dévolu sur le premier tome des romans (sept en tout pour l’instant ; un huitième sera publié en français en mai 2012), « La Jupiter du système solaire de mon imagination » comme le décrit son auteur.

LA TOUR SOMBRE – T1 : LE PISTOLERO

Ma note : 7 / 10

384 pages / 8 € (poche – J’ai Lu), 7,99 € (numérique)

Quatrième de couverture : Roland de Gilead, dernier justicier et aventurier d’un monde dont il cherche à inverser la destruction programmée, doit arracher au sorcier vêtu de noir les secrets qui le mèneront vers la Tour Sombre, à la croisée de tous les temps et de tous les lieux…

« L’homme en noir fuyait, et le pistolero le suivait… » Ainsi commence ce livre écrit il y a maintenant quarante ans, alors que King était encore étudiant. Œuvre de jeunesse, elle en a le goût et les défauts, même si depuis, l’auteur a apporté quelques retouches afin de l’homogénéiser avec ce qui suivra. À l’époque, ce dernier vient de lire Le Seigneur des Anneaux (comme beaucoup d’entre nous, il ne s’en remet pas), le poème de Robert Browning, Le chevalier Roland s’en vint à la tour sombre, macère dans son esprit et Le Bon, La Brute et Le Truand de Sergio Leone passe sur les écrans.
Inspiré par ces trois œuvres, il nous conte la lente poursuite du pistolero, dernier de son peuple, après Walter, l’homme en noir, sorcier énigmatique. La piste, tendue de pièges, l’entraîne à commettre un véritable massacre, dévoilant un homme implacable et sombre, au-delà de ceux interprétée par Clint Eastwood. Dans cette première partie, King décrit admirablement la décrépitude d’un monde, les superstitions maladives et le vide d’existences stupides vouées à l’oubli. Le pistolero n’a qu’une obsession, attraper l’homme en noir afin de lui arracher le secret de la Tour Sombre, édifice mythique au centre de tous les mondes, bâti par Gan, le Créateur. Une fois qu’il l’aura atteinte et grimpé jusqu’à sa plus haute salle il tentera d’inverser la lente déliquescence de l’Entre-Deux-Monde. Dans le désert, il rencontre Jake, un enfant abandonné, mort sur notre terre et le prend sous sa coupe. La chasse continue et, dans un cercle de pierre, ils dénichent un démon embusqué à qui Roland arrache un oracle, en échange d’une relation sexuelle des plus malsaines. Après une traversée en draisine de cavernes dignes de la Moria où ils sont attaqués par les Lents Mutants, contraint par Walter, le Pistolero sacrifie l’enfant.
L’homme en noir enfin rattrapé lui montre trois cartes, et lui dévoile la puissance des forces en jeu. Quand plus tard Roland se réveille, il est seul, sa quête ne fait que commencer.


LA TOUR SOMBRE – T2 : LES TROIS CARTES

Ma note : 7 / 10

480 pages / 8,50 € (poche – J’ai Lu), 8,49 € (numérique)

Quatrième de couverture : Échoué sur une plage peuplée de monstres, gravement blessé, Roland de Gilead se retrouve face aux trois portes qui jalonnent sa route vers la Tour Sombre, son but ultime. Par elles, il parcourra l’espace-temps, rencontrera trois compagnons insolites et reverra Jake, cet enfant dont le souvenir le hante et qui semble nécessaire à sa quête. Alors que le temps devenu fou joue contre lui et les siens, le Pistolero saura-t-il démasquer ses noirs ennemis, magiciens et démons, ligués pour s’emparer de la Tour ? Est-il prêt pour cela à partager son idéal, en s’en remettant au ka – le destin ? C’est pour lui l’heure de vérité.

Pour King, dans notre réalité, les années ont passé. Nous sommes au milieu des années 80, sa production l’a rendu célèbre, mais sa Tour Sombre le taraude.
Nous retrouvons Roland sur une plage. Sa situation est désespérée, il a perdu deux doigts à la main droite, il est à l’agonie, pour un tireur d’élite c’est ennuyeux. Longeant l’océan, trois portes s’offrent à lui. Elles ouvrent sur trois mondes parallèles. À chaque fois qu’il franchit une porte, Roland possède le corps d’une personne. De la première nommée « Le prisonnier » qui le plonge dans un New York des années 80, il tirera Eddie, junkie de son état, des griffes de la mafia. De la seconde, « La Dame d’Ombres », il extirpe Detta Walker, schizophrène noire amputée des deux jambes, contemporaine de Martin Luther King, dont le double maléfique va leur donner des sueurs froides. De la troisième, « Le Pousseur », il va contrôler Jack Mort au nom évocateur, responsable du décès du jeune Jake qu’il a poussé sous les roues d’une voiture dans le Manhattan des années 70 ainsi que de la mutilation de Detta. Roland préserve Jake de cette agression espérant ainsi sauver son âme, en vain.
Au final, un nouveau Ka-tet prend forme.
Dans ce volume, le destin est en marche. Stephen King rassemble ses éléments. Roland s’affirme comme un mentor, un guide doté d’une empathie surprenante. Certaines scènes font monter un suspens magistral et l’on commence à saisir le sujet.


LA TOUR SOMBRE – T3 : TERRES PERDUES

Ma note : 6,5 / 10

528 pages / 8,30 € (poche – J’ai Lu), 7,99 € (numérique)

Quatrième de couverture : Roland de Gilead et ses compagnons Eddie et Susannah poursuivent leur chemin en direction des Terres Perdues, nouvelle étape vers la Tour Sombre. Or le Pistolero perdra l’esprit s’il ne sauve pas Jake, ce garçon qu’il a déjà trahi mais qu’il n’oublie pas. Comment le ramener vers l’Entre-Deux-Mondes aride et périlleux dans lequel ils cheminent ?
Il existe peut-être une clé à cette énigme, une clé que seul Eddie peut façonner. Il leur faudra dès lors traverser Lud, cité livrée au chaos, et affronter Blaine, le monorail fou, dont ils devront déjouer les pièges, au risque d’y perdre la vie… et d’échouer dans cette quête devenue leur raison d’être.

Le pistolero est hanté, Jake est vivant sur l’autre monde et la folie les gagne l’un comme l’autre. Il faut rétablir l’équilibre. Roland, Detta et Eddie affrontent l’ours Cyborg, gardien de l’un des Rayons conduisant à la tour Sombre. De son côté, Jake va devoir trouver le chemin qui le ramènera au monde de Roland. Cette partie souffre d’un manque de rythme, mais les éléments continuent à se mettre en place. Eddie va montrer sa valeur et Detta se donner au gardien d’une nouvelle porte, le Ka est à l’œuvre.
Jake, dans une scène d’épouvante dont King est le champion toutes catégories, va rejoindre le groupe. Se rajoute enfin Ote, un étrange animal doué de parole ; le Ka-tet est au complet. Après les souffrances, l’espoir renaît.
Le Rayon les conduit à Lud, la New York dévastée de l’Entre-deux-Monde. Petit à petit, on découvre qu’en des temps anciens, une civilisation à la technologie particulièrement avancée supplanta le pouvoir de la Tour Sombre par celui des machines. La nostalgie de l’auteur pour les temps perdus s’illustre à nouveau à travers ce regard sceptique sur le progrès délirant et la soif de pouvoir des hommes sur la magie du monde. Cette naïveté se traduit par les devinettes auquel jouent nos héros. Jeu qui, lorsque le Ka-tet embarque à bord de Blaine le monorail fou, va prendre une tournure haletante. Ce volume se termine en plein défi, à croire que l’auteur n’avait pas encore trouvé de solution. Le Ka-tet dans ce train suicidaire traversant des contrées chaotiques et vénéneuses semble condamné à s’écraser au terminus. On reste frustré à la dernière page et nous n’avons plus qu’à nous précipiter sur le tome suivant. Six années séparent l’éditions de ces deux livres, on imagine aisément combien les lecteurs de l’époque ont dû ronger leur frein.


LA TOUR SOMBRE – T4 : MAGIE ET CRISTAL

Ma note : 9 / 10

960 pages / 11,50 € (poche – J’ai Lu), 10,99 € (numérique)

Quatrième de couverture : Prisonniers de Blaine, le monorail fou lancé à pleine vitesse, Roland et ses compagnons filent vers leur destin et, espèrent-ils, la Tour Sombre, leur but ultime. Les épreuves ne font pourtant que commencer pour eux, puisqu’ils devront déjouer les pièges du train infernal pour affronter le Mal aux multiples visages – jusque dans leurs souvenirs et dans leurs rêves, peuplés de signes et de messages qu’ils sont bien en peine de déchiffrer. Ils savent qu’ils doivent protéger la Rose, réceptacle de tout ce que le monde compte encore de magique et de pur, et combattre l’odieux Roi Cramoisi. Les pistoleros ne sont pas au bout de leur quête…

Le chef d’œuvre !
Ici Stephen King touche l’illumination.
Le problème de Blaine vite réglé, le ka-tet poursuit sa route en longeant le Rayon. Les voilà dans l’Univers d’un autre roman de l’auteur, Le fléau. Les univers parallèles s’imbriquent et ainsi, au fil de la série, vont s’agglomérer à cette trame. Le grand œuvre se construit sous nos yeux. King serait-il Gan lui-même ?
Mais le sujet ici est la jeunesse de Roland. Il raconte à ses amis cette époque perdue et l’amour qu’il vécut avec Suzanne Delgado. Le Ka-tet d’alors, composé de Roland, adolescent noble et austère, Cuthbert, fougueux et joyeux drille et d’Alain, plus réservé mais possédant un peu de ce « Shinning », va déjouer les plans de Farson, « L’homme de bien », dans la petite ville de Mejis. Une pléiade de personnages comme seul King sait en décrire choisit son camp au fil des pages jusqu’au grand final tragique. Nous y vivons un très grand drame, celui de la jeunesse et de la pureté confrontées à la corruption absolue des êtres, de l’âme et de la terre. C’est Roméo et Juliette à Ok Coral. Jamais le Far West et l’Heroic Fantasy ne firent si bon ménage, tous les ingrédients indispensables à ces deux genres y sont sublimés. Notons que c’est ici que les Pomélos, globes perfides et doubles des Palantirs de Tolkien, font leur entrée. C’est cette période que Marvel reprit comme matière pour ses comics, en y adjoignant des éléments sous-entendus dans le roman ; ainsi les deux versions se complètent.
Une fois cette histoire racontée, nous revenons à la quête du Pistolero, une évocation du Magicien d’OZ et une rapide rencontre avec l’homme en noir qui, dans le Fléau, n’est autre que le personnage de Randall Flagg, l’éternel vilain.


LA TOUR SOMBRE – T5 : LES LOUPS DE LA CALLA

Ma note : 8 / 10

672 pages / 9,50 € (poche – J’ai Lu), 9,49 € (numérique)

Quatrième de couverture : Roland et ses amis pistoleros, désormais indéfectiblement liés, continuent de cheminer le long du Sentier du Rayon. C’est là que des émissaires de la vallée de La Calla – un prêtre défroqué au passé mouvementé, trois fermiers et un robot géant – viennent les trouver et leur demandent assistance : les Loups de Tonne-foudre, des créatures monstrueuses qui arrachent les enfants à leurs familles pour les renvoyer décérébrés, déciment la communauté. Les pistoleros sauront-ils voir que, s’ils épousent la cause de La Calla, ils pourraient bien se rapprocher plus qu’ils ne le croient de leur but ultime, la Tour Sombre et ses mystères ?

Roland, Detta qui a soudé ses deux personnalités et se fait appeler Suzanna (rappel de l’amour perdu du pistolero, le Ka toujours), Eddie, Jake et Ote forment maintenant un Ka-tet de pistoleros implacables. Suzanna, amante d’Eddie, est enceinte mais cette grossesse nous inquiète, elle déclenche de nouveaux troubles chez elle. Ils sont sollicités par les habitants d’une petite ville à la frontière de Tonnefoudre, le royaume du Roi Cramoisi (difficile de ne pas penser au Mordor). Tous les 40 ans, des hommes portant un masque de loup emportent un des jumeaux de chaque famille pour ensuite le restituer, imbécile et monstrueux. Ici nous retrouvons la trame des Sept Mercenaires. Le Ka-tet ne peut se défiler, d’autant que le mystère des loups est lié à leur quête. Dans cette ville, ils font la connaissance d’un autre personnage de l’œuvre de King, le père Callahan, vaincu par les vampires de Salem. Ce livre peut paraître plus pâle après Magie et Cristal, du fait d’histoires dans l’histoire, cassant parfois le rythme. Mais l’intrigue parfaitement maîtrisée ne fait que grandir pour se résoudre en partie quand la poudre se met à parler, avec la soudaineté et la violence des plus grands westerns.


LA TOUR SOMBRE – T6 : LE CHANT DE SUZANNA

Ma note : 7,5 / 10

576 pages / 8,90 € (poche – J’ai Lu), 8,49 € (numérique)

Quatrième de couverture : La vallée de La Calla désormais apaisée, Roland et ses amis doivent reprendre leur quête. Susannah manquant à l’appel, c’est tout le katet qui est en danger, suspendu entre fiction et réalité. Accompagnés du Père Callahan, les pistoleros n’ont d’autre choix que de franchir à nouveau la porte de la Grotte des Voix. Leur but ? Arracher la rose aux mains des suppôts du Roi Cramoisi… et sauver leur sœur d’armes, possédée par la démoniaque Mia et enceinte d’une créature redoutable qui pourrait bien changer la face de l’univers. Mais sur la route de l’énigmatique Tour Sombre, dont dépend le salut de tous les mondes, se trouve un bien étrange écrivain démiurge…

Impossible de conter la suite des aventures du ka-tet sans en dévoiler trop, bien qu’il faille noter que des illustrations au cœur des livres (J’ai lu) révèlent des moments-clés sans que cela ne nous gène outre mesure.
Suzanna doit régler le problème de l’enfant qu’elle porte, ralentissant la progression du ka-tet. Gangsters facétieux, robots déglingués, vampires et rejetons assoiffés de sang, homme bêtes inspirés par Jerome Bosh, prêcheurs intemporels, mediums et mutants égarés ou simples retraités hallucinés croisent leur route au fil des chapitres. Les voyages dans les dimensions se succèdent jusqu’à l’improbable rencontre entre le héros et son créateur, Stephen King qui se met en scène. Pour que la quête aille jusqu’au bout, l’écrivain doit finir son œuvre, mais il est faible et alcoolique. Introspection de l’auteur qui, au début du nouveau millénaire (dans notre réalité), a subi un grave accident, lui révélant qu’il n’était pas immortel, que le travail commencé trente ans plus tôt risquait de ne jamais aboutir.


LA TOUR SOMBRE – T7 : LA TOUR SOMBRE

Ma note : 8 / 10

960 pages / 11 € (poche – J’ai Lu), 10,99 € (numérique)

Quatrième de couverture : Les retrouvailles du ka-tet de Dix-Neuf auront été de courte durée, car les pistoleros doivent à nouveau se séparer pour accomplir les deux tâches dont dépend le sort de la Tour Sombre : mettre fin à l’ignoble labeur des Briseurs détruisant les Rayons, et sauver l’écrivain Stephen King d’une mort programmée qui les condamnerait inéluctablement. Et ce n’est là qu’un prélude à l’affrontement avec Mordred – monstre hybride enfanté par Mia/Susannah –, le dernier héritier de la lignée d’Eld mais aussi du Roi Cramoisi, lequel n’a pas dit son dernier mot. Pour Roland de Gilead, la Tour est à ce prix… un prix qu’il devra payer de tout son être, pour la survie de tous les mondes.

Le dénouement. Un pavé de plus de 900 pages, (une bagatelle après les 3000 précédentes me direz-vous), suite inéluctable de ce qui s’est passé auparavant, mais aussi et enfin, le bout de la route. Livre de la maturité, d’une logique désespérée, nous y vivons de terribles affrontements et passons par de grandes vagues d’émotions (j’avoue avoir versé quelques larmes). Comment ne pas aimer ces personnages avec lesquels vous vivez depuis plusieurs mois ? Certes, ce n’est pas le meilleur de la série, les derniers kilomètres peuvent paraître pénibles, mais la chute vaut le « détour ».

La conclusion est véritablement salvatrice. Prisonniers de cette fresque monumentale, il nous était impossible de nous en défaire, mais le glas a sonné et vous pouvez enfin renaître. Le Ka, la roue du destin, grand thème de cette saga, tourne. L’auteur aura été jusqu’à y mêler le sien (l’accident cité plus haut y joue un rôle important) et nous comprenons pourquoi un tel investissement. King y aura mis toute son âme avec la maîtrise d’un vieux professionnel. Et après tout, quand la réalité se mêle avec tant de force à la fiction, quand l’auteur s’implique sur une telle durée, d’une façon aussi troublante et jubilatoire, ne devrions-nous pas souffrir un peu, nous simples lecteurs, à l’instar de Roland de Gilead ? Dans la Tour Sombre, nous avons vu cet éternel héros avec les ingrédients de nos mythes modernes (et Gan sait combien King en a créés). Roland est de toutes les époques et de tous les mondes, parfois affrontant les dieux antiques, parfois les orques de Mordor, son cor retentissant dans les Pyrénées du Moyen Âge ou du fond de la forêt de Brocéliande. Et il y aura toujours de grands conteurs pour réécrire cette geste sublime dont jamais nous ne nous lasserons si elle est racontée avec talent.
C’est le cas ici, merci Mister King.

« Que vos jours soient longs et vos nuits plaisantes ! »

Ndlr : En 2012 est paru un huitième tome, La clé des vents, mais l’histoire se déroulant chronologiquement entre les tomes Magie et Cristal et Les Loups de la Calla, le livre correspond donc au tome 4.5.

288 pages / 8 € (poche – J’ai Lu), 6,99 € (numérique)

Quatrième de couverture : Alors qu’ils arpentent le Sentier du Rayon en direction de Calla Bryn Sturgis, une terrible tempête oblige Roland de Gilead et son katet – Jake, Susannah, Eddie et Ote – à s’abriter dans une bourgade abandonnée depuis longtemps par ses habitants. Bercés par la lueur des flammes et les hurlements du vent, les quatre compagnons écoutent le Pistolero lever le voile sur deux épisodes troubles de son passé…

Une critique de Pascal Vitte précédemment publiée sur le blog du Webzine YmaginèreS  à cette adresse.

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