Critique : « La Citadelle de Nacre » (Cycle d’Alamänder – T2), d’Alexis Flamand

Quatrième de couverture : Les gretchens sont de retour et ils ne sont pas contents ! Si Ker Fresnel semblait déjà périlleuse avec ses complots, la menace T’Sank ou la délégation mehnzotaine, le danger prend désormais une dimension apocalyptique… Jon poursuit ses investigations, jusque dans les entrailles de la cité, soutenu par une chance insolente. Celle-ci le suivra-t-elle dans son périple jusqu’à la cité magique de YArkhan, prochaine étape de ses aventures ?
De son côté, Maek quitte sa retraite des Macrovores avec un objectif : détruire le monde…

Dites adieu à la Fantasy que vous connaissez !
Aujourd’hui, vous partez pour Alamänder.
Allez donc saluer Anquidiath, le demi-dieu enfoui sous la montagne, chatouiller les monstrueux poulpes de guerre, flâner parmi les épis du champ de blé carnivore !

Préparez-vous à découvrir un monde où se côtoient humour, rebondissements et créatures improbables. Un monde original et foisonnant d’où vous ne reviendrez peut-être pas indemne.

Alexis Flamand, extraterrestre en visite sur notre planète, a pris forme humaine en 1970 mais s’est finalement retrouvé coincé dans son corps d’emprunt. Il a bien dû se résoudre à gagner sa vie et pour cela, a commencé par mettre en place un trafic d’organes de caniches nains, puis une secte autour du tire-bouchon avec adoration de la Grande Visseuse. Se rendant compte de ses erreurs imputables à sa méconnaissance de notre culture, il change son fusil d’épaule et entreprend des études de biologie. Hélas, après quelques années, les dissections de rats ne lui apportent plus guère qu’une satisfaction modérée. Il s’oriente alors vers l’enseignement (il est instituteur dans le civil), puis vers la littérature. Il écrit des romans réalistes sur sa galaxie, que les humains considèrent comme des récits imaginaires de SF ou de Fantasy.

Il se passionne parallèlement pour tout ce qui touche à la création d’univers. Il réalise des illustrations 3D et 2D, produit des supports de formation pour des logiciels d’images de synthèse, rédige des articles sur les programmes employés dans l’industrie du film et des jeux vidéo. De retour à ses premières amours, il écrit aujourd’hui pour le jeu de rôle chez Black Book Éditions (Laelith), Leha (MEGA) ou De Architectura (Tal’Tikûr).

Enfin, il est fan, dans le désordre, de jeux de plateau, de jeux vidéo, de graphisme et de rock progressif. Pour s’intégrer, il se rase régulièrement les tentacules et roule en limousine jaune vif (oui, il a encore des progrès à faire). Il espère qu’un jour ses compatriotes tomberont sur l’un de ses écrits et viendront enfin coloniser notre ex-belle planète. (Leha Editions)

Détails techniques :

Light Fantasy – T2 du Cycle d’Alamänder

Editeur : Editions Leha (2018)

544 pages
Broché : 19 € / Numérique : 9,99 €

La Citadelle de Nacre est le deuxième tome de l’excellent cycle de Light Fantasy d’Alamänder. La critique du premier tome écrit par Alexis Flamand est disponible ici.

En bref : Jon Alamänder est un Questeur, un mage chargé de résoudre des enquêtes très spéciales. Embrigadé par le mégalomane et excentrique dirigeant du royaume voisin contre son gré, Jon a cru un moment qu’il allait s’en sortir et pouvoir retourner chez lui couler des jours paisibles.
C’était bien sûr avant que Vancel’éblouissante chef du contre-espionnage, ne lui mette le grappin dessus. Et que les étranges Xéols décident d’envahir la capitale où se trouve justement Jon. Que son propre royaume décide d’en profiter pour lancer l’invasion et se débarrasser de celui qu’ils considèrent comme un traître. Et aussi qu’un assassin T’sank croise justement dans les parages. Pire encore, le démon Retzel a entrepris une biographie parodique de son maître, au grand dam de ce dernier !

Il y a beaucoup de choses à dire sur ce deuxième tome du cycle d’Alamänder. La plus évidente peut être après cette introduction, c’est qu’il y a beaucoup d’action. Mais alors vraiment, vraiment, beaucoup. Pour être honnête, peut-être même y en a-t-il un peu trop, j’aurais espéré pouvoir souffler à un moment, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ça bouge et que Alexis Flamand ne manque pas d’imagination.

L’univers d’Alamänder est débordant d’éléments exotiques, de peuples bizarres et de situations bancales. Surtout ces dernières en fait, pour notre plus grand plaisir ! Tout comme pour le premier tome, ces éléments font que ce livre se dévore à grand rythme et dans une ambiance rafraîchissante. Les choses sont quand même un peu plus tendues que la dernière fois (d’où l’action constante), mais le ton reste toujours aussi savoureux. Les personnages du roi Ernst, le paranoïaque rusé, et de Retzel, le démon, sont pour moi un des gros points forts du récit avec leurs caractères spéciaux, et ce malgré leur (relative) faible présence.

Le contexte explosif entre les trois royaumes principaux du livre est désormais bien posé, tout comme le système de magie de M. Flamand qui allie des éléments classique à la logique d’un programme d’informatique. Autant qu’un art, la magie est ici une science, c’est une petite touche que personnellement j’apprécie beaucoup et qui renforce grandement la crédibilité d’un univers pourtant très loufoque !

Le précédent tome nous avait laissés volontairement en plein milieu d’un grand foutoir et avec de très nombreuses questions ouvertes. Soyez rassurés, de ce point de vue, on obtient la réponse à pas mal de ces mystères. Petit à petit, on commence à relier les points de la grande trame principale et à y voir plus clair. 

Le lecteur – et Jon par la même occasion – apprend donc de nouvelles informations capitales. Certaines remettent totalement en perspective notre vue sur l’aventure y compris certains faits capitaux du premier volume. Sans rentrer dans les détails, j’ai beaucoup apprécié par exemple la révélation finale de Maek sur son école de tueurs T’sank. Un projet d’envergure mondiale de huit siècles enfin expliqué, ça pèse !

Malgré tout, l’auteur continue à jouer au chat et à la souris avec nous. Premièrement, le quatrième mur est brisé régulièrement et on se prend même quelques vannes au passage (j’adore). Si beaucoup de faits sont enfin expliqués, de nouveaux problèmes font leur apparition en même temps que d’autres personnages sont mis sur le devant de la scène. Je pense par exemple au capitaine Edrick, un homme d’une bravoure suicidaire et un excellent ami pour Jon, qui m’a beaucoup impressionné ici. Quant à ses démêlés avec la sorcière Rachelle « rebootée » pour l’occasion, ils étaient quand même assez drôles.

Difficile d’en dire plus sans spoiler allègrement, mais la Citadelle de Nacre est un roman de qualité, et exceptionnellement prolifique en rebondissements. À vrai dire, c’est le seul « défaut » que je trouve à ce tome, et si c’est là le pire que j’aie pu trouver en me creusant la tête pour ne pas avoir l’air d’un fanboy complaisant, c’est qu’il mérite d’être lu ! Maintenant, il ne me reste plus qu’à mettre la main sur le troisième tome au plus vite !

Une critique de Cluric

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