Critique : « L’Épée brisée », de Poul Anderson

Quatrième de couverture : Voici l’histoire d’une épée qu’on dit capable de trancher jusqu’aux racines mêmes d’Yggdrasil, l’Arbre du Monde. Une épée dont on dit qu’elle fut brisée par Thor en personne. Maléfique. Forgée dans le Jotunheim par le géant Bölverk, et appelée à l’être à nouveau. Une épée qui, une fois dégainée, ne peut regagner son fourreau sans avoir tué.

Voici l’histoire d’une vengeance porteuse de guerre par-delà le territoire des hommes. Un récit d’amours incestueuses. De haine. De mort. Une histoire de destinées inscrites dans les runes sanglantes martelées par les dieux, chuchotées par les Nornes. Une histoire de passions. Une histoire de vie…

« Au final, je clame haut et fort qu’il s’agit vraisemblablement d’un des dix meilleurs romans de Fantasy qu’il m’ait été donné de lire. The Broken Sword mérite largement une meilleure diffusion en France, pour qu’il acquière ici aussi un statut de classique de la Fantasy. » Elbakin.net

Né en 1926 en Pennsylvanie, Poul Anderson étudie la physique au Minnesota. Il publie son premier texte, Tomorrow’s Children, en 1947, dans le but de payer ses études. Cinq ans plus tard paraît son premier roman, Vault of the Ages. Il ne cesse plus d’écrire par la suite, et rédige au total une centaine de romans et de recueils de nouvelles, dont une bonne part demeure pour l’heure encore inédite en français. Ses textes relèvent autant de la science-fiction que de la fantasy, sont voire des romans policiers ou historiques. Ses origines danoises le font également s’intéresser à la mythologie scandinave – en témoigne La Saga de Hrolf Kraki ou L’Épée brisée. Outre la Patrouille du Temps, on doit à Poul Anderson d’autres séries-culte : Dominic Flandry, agent de l’Empire terrien ou La Hanse galactique. S’il est considéré outre-Atlantique comme un maître incontournable, Poul Anderson a longtemps été boudé par la critique en France, du fait de ses prises de position en faveur de la guerre du Viêt-Nam. Punition injustifiée : ses textes révèlent un auteur soucieux de rendre compréhensible le point de vue adverse, ne portant pas de jugement de valeur sur ce que l’on pourrait considérer comme primitif. Humaniste en somme ? Depuis quelques années, Le Bélial’ a entrepris de rééditer ses textes et de réhabiliter cet auteur – tout de même l’un des grands noms de l’Âge d’Or américain, lauréat de rien de moins que trois prix Nebula et de sept prix Hugo (Source : Le Bélial’ Éditions).

« Tout à la fois épique, tragique, héroïque, sombre, violent et poétique, au style caractéristique des sagas nordiques superbement traduit par Jean-Daniel Brèque, L’Épée brisée est donc un incontournable du genre, un roman qui a marqué son époque, et même bien plus que cela : qui a influencé le genre dans son entier. » Lorhkan

« Vous aimez la fantasy puissante, aux grands enjeux cosmiques ou qui changent le monde, évocatrice à la Moorcock, mythologique ou quasiment à la Tolkien ? Ce livre est pour vous. » Le culte d’Apophis

Détails techniques :

Fantasy / Mythologie

Editeur : Abelard-Schumann (1954) / Le Bélial’ Éditions (2014) / Livre de Poche (2016)

320 pages (broché) / 4384 pages (poche)
Broché : 20,04 € / Poche : 8,20 € / Numérique : 11,99 €

« À bien des égards, L’Épée brisée s’impose comme une œuvre puissante, sans concession, très éloignée des recettes et de la platitude de la big commercial fantasy. Un roman d’un archaïsme qui le rend encore plus précieux. » Laurent LELEU, in Bifrost 77

Ce qu’il y a de sympa avec Babelio, c’est qu’il a un forum où l’on croise des passionnés de tous les genres. Il y en a même qui créent des challenges où je n’ai pas pu m’empêcher de fourrer mon ‘tit nez.
Je dois humblement avouer qu’il y a encore quelques mois je n’avais jamais, mais jamais entendu parler de Poul Anderson (ni d’ailleurs de Ursula le Guin, l’autre auteur du challenge qui porte leurs noms).
Et donc, voila, je me suis lancée dans la découverte d’un des livres écrits par Poul Anderson. J’ai été happée très rapidement par l’histoire, alléchée par le fait qu’on raconte l’histoire de descendants de Ragnar Lodbrock, mon viking préféré !!
Je me suis donc retrouvée dans une saga nordique avec tout ce qu’il faut de dieux, (enfin d’Ases, par Odin !), de trolls, d’elfes, etc…
Deux enfants vont être échangés à leur naissance. L’un d’eux, descendant d’une noble lignée de vikings, va être élevé par des elfes. L’autre, un changelin, son double, est né de l’union d’un elfe et d’une troll, et va donc grandir dans une famille humaine… C’est le destin de ces deux garçons qui, bientôt, vont devenir des hommes que l’on va suivre.
Et l’épée brisée dans tout cela, me direz-vous ? Ben oui, l’histoire aurait bien été trop simple si les Ases ne s’en mêlaient pas et ne destinaient pas cette mystérieuse épée à l’un des deux protagonistes de l’histoire. Dans quel but ? Pour le savoir, il va falloir lire ce bouquin au rythme trépidant.
Sur fond de guerre entre les elfes et les trolls, dans une ambiance glaciale (c’est de saison, me direz-vous), j’ai lu avec fébrilité les aventures de Skafloc des elfes.
Un seul petit bémol, la fin qui m’a semblé un chouia expédiée…
Encore merci à Relax car, sans son challenge, je ne serais pas en train d’écrire cette critique…

Une critique de Crazynath publiée le 4 janvier 2017 sur Babelio  à cette adresse.

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