Critique : « Les Monades urbaines », de Robert Silverberg

Quatrième de couverture : En l’an 2381, la Terre porte soixante-dix milliards d’êtres humains dont la devise est : Croissez et multipliez. Ils habitent des tours de mille étages, les monades urbaines, et jouissent d’une totale liberté sexuelle. Ils ne quittent jamais leurs villes verticales et explorent rarement un autre étage que le leur. Ils vivent l’utopie, la promiscuité, le bonheur.
Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté.
Micael, l’électronicien, rêve pourtant de la Terre du passé, de l’océan, de la nature, qu’il a découverts à travers un film vieux d’un siècle. Il fuit.
Et Jason, l’historien, armé par son savoir contre tous les tabous anciens, redécouvre de son côté un sentiment proscrit, la jalousie.

Les Monades urbaines constitue le chef-d’œuvre incontesté de Robert Silverberg, l’un des plus célèbres et des plus féconds des écrivains américains de science-fiction. Il y peint dans le moindre détail un monde de l’avenir, séduisant, terrifiant, vraisemblable.

« À mon humble avis de chroniqueur, ce bouquin est une merveille. Silverberg y livre le meilleur de son talent de romancier, entraînant toujours plus loin le lecteur dans le monde des Monades. » Jérôme VINCENT, ActuSF

Né à New York en 1935, Robert Silverberg connaît une jeunesse très prolifique  : il publie sa première nouvelle à 18 ans, puis vient son premier roman, et, à 20 ans, il se voit attribuer le prix Hugo de l’auteur le plus prometteur. Dès lors, il multiplie nouvelles et romans sous différents pseudonymes. S’essayant à divers genres, il publie des ouvrages historiques dans les années 1960 avant de donner certains de ses plus beaux romans, notamment L’Homme dans le labyrinthe (1968), L’Oreille interne (1972) et Le Livre des crânes (1972). Il exprime alors le souhait de prendre sa retraite, mais après une période d’accalmie littéraire, écrit Le Cycle de Majipoor dans les années 1980. Le roman inaugural du CycleLe Château de Lord Valentin, demeure son roman le plus vendu. Suivront six autres volets. Robert Silverberg a reçu en 2004 pour l’ensemble de son œuvre le titre de Grand Maître de la science-fiction, la plus haute distinction honorifique du domaine, décerné par l’Association des auteurs américains de science-fiction. Aujourd’hui, il écrit toujours et vit en Californie avec sa femme, Karen Haber, elle-même écrivain et éditrice.

« Ce roman a une originalité, une densité et une espèce de véracité dans l’imaginaire qui lui permettent de traverser impunément les années. » Gérard Klein

Détails techniques :

Science-fiction / Anticipation / Dystopie

Editeur : Doubleday (1971) / Robert Laffont, coll. Ailleurs et demain (1974) / J’ai Lu (1979) / Livre de Poche (1989)

352 pages (poche)
Poche : 9,50 € / Numérique : 9,99 €

Quatre des sept nouvelles qui composent le roman sont initialement parues dans la revue américaine Galaxy Science Fiction à partir de juillet 1970.

Dans son Histoire de la science-fiction moderne, Jacques Sadoul déclare à propos de ce roman : « […] Un texte assurément qui restera dans l’histoire de la SF. »

« Une œuvre magistrale, dans le style froid, précis, efficace et direct de Silverberg — une loupe acérée sur la fourmilière humaine. » Jean-Marc LIGNY, in Fiction 307

Les Monades urbaines n’est que le deuxième livre de Robert Silverberg que je lis. Apres avoir lu Lettres de l’Atlantide, je me suis lancée dans cette lecture, d’autant plus qu’une lecture commune ce mois-ci était proposée.
J’avais ce livre dans ma PAL depuis quelques mois et ce n’est que peu de temps avant de me lancer dans la lecture que je me suis rendue compte de la singularité du titre. Alors que moi j’étais persuadée d’avoir lu des centaines de fois « Nomades », eh bien non, ici, on nous parle de « Monades »… Terme que je ne connaissais pas avant… Merci Wikipédia.
La surpopulation est un sujet qui reste plus que jamais d’actualité, mais quand Robert Silverberg nous raconte que l’humanité compte désormais plus de 75 milliards d’habitants, avouez qu’il y a de quoi être oppressé !
Pour pallier à cette surpopulation galopante, d’immenses tours appelées Monades ont été construites et peuvent accueillir 800 000 habitants et quelques. Les habitants de ces immenses tours vivent dans un monde aseptisé où tout est décidé à l’avance.
L’auteur nous fait suivre quelques personnages en leur consacrant un ou plusieurs chapitres. On va réaliser que, dès que certaines personnes commencent à réfléchir et à se poser des questions, à se rebeller, ou à avoir envie de sortir, elles se mettent en danger car elles sortent du moule qui est de rigueur. En réalité, elles mettent en danger le système, donc celui-ci va vite tout mettre en œuvre pour éviter toute propagation d’idées subversives…

J’ai beaucoup aimé cette lecture même si le thème est assez oppressant, je dois le dire. En effet, étant un peu agoraphobe et détestant la foule, j’ai pu mesurer les conséquences d’une promiscuité constante et permanente. La place de la femme dans ce système m’a clairement fait tiquer, mais bon, encore un système patriarcal de plus.
Pendant cette lecture, on sent l’influence des années 70, (car oui, ce roman a été écrit à cette période) mais sans pour autant l’alourdir ou rendre cette lecture désuète ou vieillotte. Au contraire, le coté Flower power qui transparait un peu avec les musiciens qui nous font un super concert psychédélique, j’ai vraiment adoré.
Un petit regret cependant : j’aurais bien aimé que la partie consacrée aux populations rurales et qui vivent à l’extérieur soit un peu plus développée. J’avoue que ma curiosité avait été bien éveillée en lisant ce chapitre…
Une chose est sûre à l’issue de cette lecture, je ne m’arrêterai pas en si bon chemin dans la découverte de l’œuvre de cet auteur ma foi fort prolifique… et talentueux…

Une critique de Crazynath publiée le 27 mars 2018 sur Babelio  à cette adresse.

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