Critique : « Même pas mort » (Rois du monde – T1), de Jean-Philippe Jaworski

Quatrième de couverture : « Je m’appelle Bellovèse, fils de Sacrovèse, fils de Belinos. Pendant la Guerre des Sangliers, mon oncle Ambigat a tué mon père. Entre beaux-frères, ce sont des choses qui arrivent. Surtout quand il s’agit de rois de tribus rivales… Ma mère, mon frère et moi, nous avons été exilés au fond du royaume biturige. Parce que nous étions de son sang, parce qu’il n’est guère glorieux de tuer des enfants, Ambigat nous a épargnés. Là-dessus, le temps a suivi son cours. Nous avons grandi. Alors mon oncle s’est souvenu de nous. Il a voulu régler ce vieux problème : mon frère et moi, il nous a envoyés guerroyer contre les Ambrones. Il misait sur notre témérité et notre inexpérience, ainsi que sur la vaillance des Ambrones. Il avait raison : dès le début des combats, nous nous sommes jetés au milieu du péril. Comme prévu, je suis tombé dans un fourré de lances. Mais il est arrivé un accident. Je ne suis pas mort. »

« Ce roman est riche et beau. Il ne faut pas passer à côté. Vraiment pas. » Raphaël GAUDIN, in Bifrost 73

Jean-Philippe Jaworski a suivi des études de lettres et enseigne le français en lycée, dans la région de Nancy. Il a collaboré au magazine Casus Belli, créé Tiers Âge, un jeu de rôle gratuit sur la Terre du Milieu, et Te Deum pour un massacre, un jeu de rôle historique sur les guerres de religion. Janua Vera était son premier recueil de fictions, Gagner la guerre son premier roman, et devenu l’auteur best-seller de la fantasy francophone, Jaworski a poursuivi avec la saga celtique Rois du monde et le grand roman en trois tomes Le Chevalier aux épines.

« (…) un récit de forte houle, qui joue avec la chronologie et les durées, entre épopée et anamnèse, tenant à la fois du roman d’initiation (érotique et féerique) et de la saga guerrière nourrie de véracité historique et archéologique » Le Monde

Détails techniques :

Fantasy / Historique – Trilogie

Editeur : Les Moutons électriques, coll. La Bibliothèque voltaïque (2013) / Folio SF (2015)

304 pages (broché) / 464 pages (poche)

19,90 € (broché) / 8,90 € (poche) / 5,99 € (numérique)

A reçu :

  • Prix Imaginales, Roman français, 2014
  • Prix Planète-SF des Blogueurs, 2014
Cycle Rois du monde :
1. Même pas mort, Première Branche, 2013
2. Chasse royale, Deuxième Branche
découpé en 4 tomes chez les Moutons Electriques, en 3 tomes chez Folio SF
– T1 : De meute à mort, 2015
– T2 : Les Grands Arrières, 2017
– T3 : Percer au fort, 2019
– T4 : Curée chaude, 2020
3. La Grande Jument, à paraître
Les Moutons électriques, , ancienne édition

« Ce premier tome de Jean-Philippe Jaworski réussit le tour de force de nous proposer une reconstruction historique à l’esthétique sublime tout en posant un à un les jalons d’une intrigue rythmée et palpitante. » Le Cri du Troll

Les Moutons électriques, nouvelle édition

« Même pas mort est un livre surprenant, une histoire envoûtante dans un style littéraire brillant qui se laisse dévorer. » L’Ours inculte

Les Moutons électriques, version numérique

« Jean-Philippe Jaworski transporte son lecteur de bien des manières dans Même pas Mort, grâce à une narration extrêmement bien ficelée et à une écriture qui est complètement dépaysante, pour nous conter les aventures et la légende d’un personnage incroyable ! » Les Chroniques du Chroniqueur

En 4 tomes chez Folio SF

Un récit qui ne laisse pas indifférent.

Avec Même pas mort, Jean-Philippe Jaworski amorce les prémices d’une trilogie dediée aux Celtes et à leur mythologie. Passionnée par le sujet, j’ai pourtant attendu (à tort) des années pour me plonger dans cette histoire. Dès les premières lignes, j’ai été impressionnée par la plume à la fois poétique et incisive de l’écrivain. À travers la voix de Bellovèse, son héros, il déploie tout son talent de conteur pour nous offrir une épopée captivante. La société celte est ici représentée dans sa férocité guerrière, ses codes d’honneur mais aussi dans tous ses aspects mystiques. En ces temps immémoriaux, les divinités primaires tout comme secondaires, étaient honorées par des libations ou oblations. La terre était considérée comme une puissante entité sacrée et druides, guerriers ou paysans, tous la respectaient.

Dans ce livre, nous devenons l’interlocuteur privilégié de Bellovèse le temps qu’il nous confie sa vie. Alors qu’il aurait dû mourir sous les coups des lances ennemis, il survit et doit prouver qu’il a encore sa place dans le monde tangible.

Tout le roman est bâti sur cette ambivalence entre guerre et spiritualité. L’ambiance y est de ce fait très particulière. La violence des armes est toujours contrebalancée par la puissance évocatrice des mots.

Une très belle découverte, que je compte poursuivre très rapidement avec les deux tomes suivants.

Une critique d’Elamia publiée le 24 juin 2018 sur Babelio  à cette adresse.

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